Voyages USA

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vendredi, septembre 19 2008

Jeudi 18 septembre : ce n'est qu'un au revoir

Lever à 9h pour notre dernier jour sur le sol américain, un parfum de nostalgie plane dans la chambre d'hôtel. Petit déj pris à l'hôtel : muffins et fruits. Puis c'est le départ vers la marina en voiture. Nous nous baladons le long de la jetée avec vue sur le golden gate bridge et sur Alcatraz.
Nous reprenons la voiture pour nous rapprocher du pont mythique. Encore une ballade le long de la jetée pour atteindre le fort qui se trouve juste en dessous du pont. La vue est splendide, le pont est majestueux et le temps est superbe (ciel bleu, pas un nuage comme hier après midi) ce qui est rare à San Francisco (connu pour son fog = brouillard).
Visite du fort, très sympa mais très venteux. Une vue encore plus belle et plus proche du golden gate bridge : on peut presque le toucher. Nous reprenons la voiture pour atteindre l'extrémité du pont. Et nous voici tous deux sur le pont. De là, vue magnifique sur San Francisco, sur l'océan et sur Alcatraz.
Le temps passe vite, il est déjà 13h30 et il commence à faire faim. Direction la scenic byway 49 qui longe la côte : passage au bord de la plage de sable fin, dans le quartier presidio avec son magnifique golf, son bâtiment de la légion d'honneur puis nous longeons le golden gate park (qui est immense !!!). C'est à cet endroit que les rues sont tout ce qu'il y a de plus rectiligne. c'est très amusant de passer de la rue intitulée 40th street à celle intitulée 2nd street. Un alignement remarquable !!
Arrêt au Mac Do, dans le quartier on n'a rien trouvé de mieux, histoire de se gaver une dernière fois de hamburger-soda avant de commencer un rééquilibrage alimentaire drastique en Europe. Départ pour l'hôtel, à proximité de l'aéroport.
Arrivés sur place, direction la piscine (glaciale donc évitée), le jacuzzi (un vrai bonheur), la chaise longue (histoire de profiter du soleil et de se sécher), la salle de fitness (histoire de perdre le gras accumulé pendant notre séjour et l'occasion pour Marie, adepte de ce genre de salle, de montrer à Vincent comment utiliser les engins de torture - et en plus il aime ça !!!), le jacuzzi à nouveau puis retour à notre chambre. Il est déjà 18h30.
Un passage par le restaurant. Ce soir, ce sera léger histoire de réhabituer notre corps à des nourritures terrestres "normales".

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jeudi, septembre 18 2008

Mercredi 17 septembre : Un San Francisco hétéroclite

Lever à 8h puis départ en bus vers le fronton pour embarquer à bord bu bateau qui va nous emmener jusqu’à l’île d’Alcatraz. Cette île mystique a souvent déchainé l’imagination des américains (et des autres aussi d’ailleurs). Toutes sortes d’histoires ont été racontées à son sujet. Mais quelle est la réalité ?

Arrivés sur l’île, le ton est donné lors de la projection d’un film qui explique l’histoire de l’île, histoire extrêmement plus complexe que nous le pensions. Dans l’imagination collective, Alcatraz est une île sur laquelle un pénitencier dont il est totalement impossible de s’échapper est construit. Mais pas seulement.

A l’origine, Alcatraz était un fort construit par l’armée américaine pour protéger la baie de San Francisco d’éventuelles attaques extérieures. Quelques années plus tard, le fort, de part son isolement, a servi de prison militaire. En 1934, Alcatraz a connu de grands changements suite à la décision d’en faire une prison fédérale de sécurité maximale. Les prisonniers étaient des personnes qui posaient des problèmes dans d’autres prisons ou qui avaient tendance à s’évader. Parmi eux, un certain Al Capone (qui a été suivi médicalement pour cause de syphilis). Par la suite, la prison a été fermée ; elle coûtait trop cher (entretien, approvisionnement, …). Quelques années après, ce sont les indiens qui ont pris possession des lieux pendant 19 mois pour manifester contre les abus de l’état à leur égard : des lois visant à anéantir leur culture avaient été promulguées.

La visite des lieux est extrêmement instructive et les informations recueillies sont étonnantes. D’un côté les prisonniers qui sont nourris (une des meilleures cantines dans les prisons US), logés, blanchis et suivis médicalement mais qui vivent une réclusion très très difficile : les cellules sont petites, San Francisco n’est qu’à quelques mètres d’eux (un vrai supplice de voir la liberté de si près), la routine et la monotonie sont les armes employées par les gardes, les prisonniers se comportant bien passent jusqu’à 23 h dans leurs cellules, les sorties dans la cour et la lecture sont des privilèges !!! Il ne fait pas bon être prisonnier à Alcatraz. Et si vous ne vous tenez pas à carreau, direction le bloc D c'est-à-dire le quartier d’isolement : une cellule sans lumière pendant plusieurs jours (sympa non ? surtout quand on vous raconte que le prisonnier s’occupe en jetant un de ses boutons en l’air et s’amuse à le chercher à tâtons pour faire passer le temps !!)

De l’autre côté, les gardiens et leurs familles (enfants compris) qui vivent sur l’île également. Les enfants racontent que la vie sur l’île est idyllique : une vue magnifique sur San Francisco, un calme impressionnant, un tour en bateau pour aller et revenir de l’école. Les familles ne ferment même pas leurs portes à clé alors qu’à 200 mètres d’eux vivent les plus dangereux criminels qui soit !! Mais la sécurité est tellement maximum que les familles peuvent se détendre en dansant, en jouant au bowling, …

Deux mondes qui s’opposent : un côté sombre où les loisirs et le soleil n’existe pas et de l’autre un côté lumineux à souhait où tout n’est que rire et amusement. Dans ces conditions, pas étonnant que de nombreux détenus ont tenté de s’échapper … sans succès. Le fait le plus marquant : 3 prisonniers ont creusé avec une cuillère un trou dans le béton de leur cellule au niveau de la ventilation. Ça leur a pris un an !! On ne les a pas retrouvés : sont-ils morts en essayant de rejoindre San Francisco à la nage. Fort probable, l’eau est tellement froide et les courants si forts que la traversée est impossible. Quand on vous dit que l’on ne s’échappe pas d’Alcatraz !!!

Après plus de 3 heures passées sur l’île et avoir vu en long, en large et travers les conditions de subsistance des détenus, nous décidons de rentrer en ville et de ne pas élire domicile sur l’île (on se demande pourquoi ?) Un hamburger et c’est reparti pour notre découverte des autres lieux très spéciaux de San Francisco. Après la prison, direction japantown, cité des japonais comme son nom l’indique. Ballade sympa mais pas vraiment dépaysante. Sur ce, nous partons vers Castro, le quartier gay de San Francisco. Au programme, drapeau multicolore, boutiques pour hommes qui aiment les hommes, une ambiance très sympa dans les rues. La visite est de courte durée, le quartier est vraiment très réduit.

Pour continuer dans notre découverte des lieux insolites, direction Ashburry, lieu de prédilection des hippies. Et bien les hippies ne sont pas morts !! Les boutiques sont peintes en rose, bleu, vert, les vitrines sont pleines d’un fourbie incomparable (une oie y perdrait ses petits), de couleurs bariolées et les rues sont pleines de paumés (qui ont forcé sur le joint ou la bouteille) ou de fashion victim d’un autre temps. Et au milieu de tout ça, des splendides façades victoriennes !!! Un méli mélo très très drôle à voir. Une expérience incomparable à faire obligatoirement. C’est un grand foutoir multicolore !!

Là-dessus, nous prenons de la hauteur et allons vers le Alamo square d’où nous avons une vue superbe sur la ville. Au coin du square, plusieurs maisons accolées qui ressemblent à s’y méprendre aux maisons du générique de la série « la fête à la maison » que l’on regardé quand on était gamins. Vu que la famille Tanner de la série vivait à San Francisco, il y a effectivement une chance que ce soient les fameuses maisons du générique. Dingue !!!

Après une journée haute en couleur, retour à l’hôtel pour préparer les valises (histoire de voir si on arrive à tout faire rentrer ou s’il faut acheter une nouvelle valise). Petit repas mexicain (jamais deux sans trois) à base de tacos et pizza mexicaine et c’est parti pour un gros dodo.

Impression du jour : Le site d’Alcatraz est une visite incontournable à réaliser : on sent vraiment l’ambiance, les conditions de vie, l’organisation de la prison. La visite est extrêmement bien faite et très bien documentée. Une expérience encore très instructive mais qui fait froid dans le dos quand on ne connait pas (fort heureusement) le monde carcéral. Pour les autres quartiers de San Francisco, visiter le quartier gay est sympa mais sans plus. Par contre, le quartier hippie est un endroit génial où il fait bon passer du temps en découvrant les vitrines. Les maisons sont toujours aussi belles et prendre les pentes abruptes de la ville est toujours aussi impressionnant.

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mercredi, septembre 17 2008

Mardi 16 septembre : When you’re going to San Francisco … be sure to wear some flowers in your head.

Lever à 8h, c’est parti pour le petit déjeuner à l’hôtel. Déjà la journée commence dur dur, en voulant se servir un thé, Marie fait déconner la machine et reçoit près de 3 énormes tasses de café !!! ça promet pour la suite de la journée.

Le petit déj avalé, nous partons vers San Francisco. En route, nous rencontrons des champs d’éoliennes à perte de vue (à gauche, à droite, partout !!!), vraiment étonnant. Arrivés à proximité de notre destination, nous devons d’abord franchir les 2 ponts entre Oackland et San Francisco avec … un péage. Ah, on retrouve peu à peu la civilisation. Un pont puis un deuxième et nous voici enfin dans cette magnifique ville californienne. Direction l’hôtel pour poser nos valises et surtout garer notre voiture. A San Francisco, il est extrêmement difficile de se garer (et surtout extrêmement cher : 1 heure = 8 $ soit près de 3 €).

Nous prenons ensuite la direction de la marina pour trouver quelque chose à nous mettre sous la dent, il est déjà 13h30, notre estomac crie famine. Au bord de la marina, nous trouvons un resto rétro avec un look année 60. Super sympa de manger en plein air un bon hamburger avec des frites. Seul point négatif, les pigeons. En bordure de la marina, ils sont nombreux.

Après nous être bien calés le bide, petite ballade digestive mais venteuse à souhait le long des embarcadères. Nous rencontrons sur un ponton des centaines d’otaries qui y ont élu domicile depuis plusieurs années. Les plaisanciers ont été priés de quitter les lieux et les otaries puantes (et puantes est un mot extrêmement faible !!) ont été priées de rester car elles attiraient un élan de sympathie auprès des touristes (justement à côté d’une zone de shopping, tout est pensé : business is business !!)

Nous longeons les nombreuses bicoques du front de mer qui vendent toutes sortes de babioles pour touristes puis nous bifurquons vers des zones moins touristiques mais plus résidentielles. Nous découvrons alors la vraie figure de San Francisco : les rues avec une pente … bien pentue. Descendre ces rues et très agréable mais malheureusement nous avons choisi le chemin inverse et avons opté pour la montée vers la tour Coit plantée en haut de la plus haute colline qui domine San Francisco. Un ascenseur nous emmène à plus de 12 étages de hauteur avec un panorama à 360° sur les environs : décoiffant !!! Nous avons pu apercevoir un autre aspect caractéristique de la ville : les rues sont rectilignes et d’une longueur déconcertante. Vue splendide sur l’île d’Alcatraz et sur le golden gate bridge. Il faut dire que le temps est superbe, quelques nuages mais une très bonne visibilité alors que San Francisco est connue pour son brouillard épais.

Nous redescendons ensuite les rues pour atteindre Downtown en passant notamment par les quartiers résidentiels et Chinatown (le quartier chinois comme son nom l’indique) avant de finir à l’entrée de district financial où se situent les goldenboys. Nous prenons la market street (la rue principale qui traverse la ville d’est en ouest), rue très commerçante pour acheter notre pass spécial pour les transports en commun. Il est déjà 17h. Nous continuons notre ballade dans Downtown en tournant dans le quartier autour de Union square (quartier avec des boutiques très chics). Au passage, nous abordons un troisième aspect de San Francisco : les sans domiciles fixes qui sont nombreux et font de San Francisco la 3ème ville qui compte le plus de sans abris. Assez éloquent.

Nous prenons ensuite le cable car (une institution ici) : un bus qui s’accroche avec une grosse griffe à un câble qui tourne à vitesse constante. C’est l’attraction du coin et c’est un mode de transport très amusant et fort en sensation surtout quand vous abordez les pentes vertigineuses de la ville. Spectacle garantie !! Ambiance bon enfant à l’intérieur comme à l’extérieur (les passants apprécient le spectacle également). Nous descendons à l’arrêt de la Crookedest street : la rue probablement la plus tortueuse au monde. (Note de Vincent : crookedest signifie la plus tordue et le nom de la rue est Lombard Street où est situé entre autres notre hotel). Le concept a eu le mérite de baisser la pente de 26 à 10 % mais d’augmenter la fréquentation du quartier notamment par les visiteurs qui veulent essayer ce nouveau joujou avec leurs grosses cylindrées. Sympa pour les voisins, on les plaint vraiment.

Alors pour prendre une belle photo, nous descendons cette magnifique pente mais il faut ensuite la remonter, notre hôtel étant à l’opposé. Un grand moment de douleur pour nos jambes qui ont déjà bien travaillé sur les autres pentes de la ville.

Passage à l’hôtel avant de se galérer numéro un pour trouver un resto dans le quartier. Que dalle !! Le seul que nous réussissons à choper est un restaurant italien tenu par … des chinois !!! Il ne faut pas avoir peur, c’est le quatrième aspect de San Francisco : très cosmopolite avec un mélange des cultures et des frontières entre communautés qui n’existent pas. Une ville sympa et ouverte en quelque sorte. Pour Marie, ce sera une salade (les hamburgers frite ont fini par atteindre son estomac délicat, et Marie préfère jouer la réconciliation culinaire) et pour Vincent, ce sera des pâtes à la carbo améliorées.

Impression du jour : San Francisco est une ville splendide, les maisons sont très jolies et les buildings sont rares (gestion de l’urbanisme oblige). Une ambiance très sympa. Un endroit où il fait bon vivre et où on se détend très facilement dans un cadre agréable. Seule ombre au tableau : les températures un peu fraîches (pas plus de 20°C en été), proximité du fronton oblige (et qui dit fronton dit vent).

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mardi, septembre 16 2008

Lundi 15 septembre : fantôme, vous avez dit fantôme ?

Ce matin, lever à 8h, petit déj sur la terrasse de notre hôtel avec notre traditionnel pain nutella et beurre de cacahouète.

Au programme de la matinée : Bodie, ville fantôme perdue dans les montagnes. Mais qu’est ce que Bodie ? C’est une ville qui s’est créée à une vitesse grand V pendant la période de la ruée vers l’or. Un certain Bodey a trouvé de l’or en 1859, la nouvelle s’est répandue rapidement et voilà la création de la ville de Bodie qui devient la 2ème ville la plus importante de Californie après San Francisco avec pas moins de 10 000 habitants. De là, une quantité impressionnante d’or et d’argent va être extraite avant que la ville soit totalement abandonnée en 1942. Et voilà comment l’on fait une ville fantôme : les habitants quittent les lieux en les laissant tel quels derrière eux ce qui permet d’obtenir une ville figée dans le temps … mais sans habitants.

De cette ville ne reste que 5% des habitations, les 95 autres pour cent étant partis en fumée au cours de 2 incendies dont le dernier a été perpétré par un gamin !! Mais ces 5% sont bien suffisants (5% d’une ville de 10000 habitants, c’est déjà pas si mal que ça).

On trouve une église, un saloon, une prison, une banque, un maréchal ferrant, des pompes funèbres, une école, un magasin, des hôtels et plusieurs habitations (une quarantaine) dont celle que possédait le propriétaire de la mine la plus rentable de la ville (qui comptait jusqu’à 30 mines !!) et bien évidemment le cimetière. On trouve également les vestiges de l’usine de la vieille mine en parfait état.

L’ambiance est géniale, on se croirait à l’époque. Les portes des bâtiments sont fermées mais on peut voir par les fenêtres la vie qui y était menée : que ce soit le barber shop ou le saloon, tout est resté en l’état. Dingue !! Bien sûr, les tapisseries tombent en miette, le plancher s’effrite mais l’ambiance est là !! Génialissime, à ne manquer sous aucun prétexte, une expérience sans précédent.

Après plus de 2h30 passées dans la ville, nous prenons la route vers Yosemite. Compte tenu de l’heure tardive et de l’immensité du parc, nous ne pouvons que traverser ce dernier d’est en ouest. Nous admirons les montagnes transalpines (rochers blancs et lisses), les forêts, les lacs de l’est du parc. Nous trempons d’ailleurs nos pieds dans un petit lac, moment fort agréable. Nous poursuivons notre route jusqu’au site de Tuolumne Grove où se situent les séquoias géants. De là, nous prenons le chemin pédestre pour aller à la rencontre de ces merveilles de la nature : des arbres de plus de 3000 ans qui sont les plus vieilles espèces du monde végétal et animal encore vivants à l’heure actuelle. C’est un peu une rencontre du 3ème type : un tronc gigantesque, une hauteur à couper le souffle, un monstroplante géant !!

Mais le monstroplante a aussi ses faiblesses et finit par tomber sous son propre poids. Et là c’est génial, vous pouvez vous balader à l’intérieur du tronc !! Devant ce spectacle, on se sent bien petit et surtout bien jeune. Après ces deux expériences fortes en émotion, nous prenons la route vers Sonora, petite bourgade californienne. Sur la route, un écureuil et un peu plus tard un renard ne trouvent rien de mieux que de traverser devant nos roues. Mais Vincent en grand défenseur de mère nature ne déroge pas à la règle et évite valeureusement les petites bêtes forts imprudentes. Quel héros !!

Arrivés à l’hôtel, direction la piscine un peu frisquette mais cette fois pas de jacuzzi à disposition (dommage). Ensuite c’est le parcours du combattant pour trouver un restaurant ouvert. Et oui, nous ne sommes pas dans une ville touristique donc les restos ne sont pas ouverts le lundi soir. En plus, dans la ville nous ne trouvons que des restos asiatiques ou mexicains. Ce sera donc mexicain au menu : burrito et taco au poulet pour Marie, enchilada au bœuf pour Vincent puis tout le monde au dodo.

Impression du jour : Bodie est splendide, une expérience du feu de dieu. Avoir la chance de revivre la ruée vers l’or, de sentir l’ambiance et la vie de l’époque est vraiment une hors du commun. Yosemite et les séquoias géants sont dans le même ordre d’idée : splendide et instructif. On s’en est encore mis plein les yeux aujourd’hui.

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lundi, septembre 15 2008

Dimanche 14 septembre : On a rôti sous le caniar et bu la piscine

Lever à 8h après une nuit fort agitée pour cause de climatisation qui se met en route bruyamment régulièrement dans la nuit et végassiens pas pressés de se coucher. Mais ce n’est pas si peu qui va entacher la journée qui s’annonce : la vallée de la mort !!! Ouh ça fait peur.

Passage par le supermarché pour faire notre dose de pain et de stick lèvre (elles sont d’un sec sans nom) et faire le plein puis petit déj pris à proximité d’un terrain de baseball (il est quand même 10h avec tout ça !!). Nous prenons la route direction la vallée de la mort avec dans le coffre plus de 8 litres d’eau (4 litres par personne par jour conseillé). Vers 12h30, nous entrons enfin dans le parc Death Valley. Une route digne des meilleurs roller coasters : bosses, virages, descentes de fou. Malades en voiture s’abstenir !! A l’extérieur, le caniar : 45 °C à l’ombre, bé oui mais y en n’a pas !!

On descend, on descend, on descend avec à droite les falaises et à gauche un plateau désert où vivotent quelques touffes de végétation (enfin si on peut appeler ça de la végétation). A force de descendre, on finit par passer en dessous du niveau de la mer. Cette fois encore, la mer n’est pas au rendez-vous … on se demande pourquoi ? Serait-ce les 45°C à l’ombre ? Mais si la mer n’est pas là, le sel est bien présent et c’est au badwater basin que nous faisons notre première halte. Alors badwater basin qu’est ce que c’est que ça ? C’est le point le plus bas du monde : 88,5 m en dessous du niveau de la mer !! Et ça ressemble à quoi me direz-vous ? Un lac sans eau, du sel à perte de vue et une pauvre flaque d’eau qui semble perdue au milieu de nulle part. Cool !! En se retournant, une énooorme falaise sur laquelle un courageux est monté pour planter un piquet qui indique le niveau de la mer (un fada quoi !!). Mais des fadas ça ne manque pas dans le désert : une randonnée cycliste (des cinglés c’est pas possible autrement) est prévue dans cette étendue désertique. Ils vont faire la même distance que nous mais à vélo !! Ouais …

Nous continuons notre périple vers le terrain de golf du diable : une étendue de sel à perte de vue sur 360°. Etonnant !! Puis nous nous attardons sur l’artists drive pour voir les magnifiques falaises teintées de rouge, d’orange, de vert ou de violet et pour prendre de la hauteur sur les étendues salées en contrebas. Une petite marche sous le soleil en montée (sinon c’est pas drôle) au programme. Le temps de faire tout ça il est déjà 2h30 !! Il serait peut être temps de manger une croûte, parce que 1,5 litres de flotte avalés en 2h, ça nourrit pas son homme (ni sa femme d’ailleurs, enfin sa fiancée). Arrêt au general store à Furnace Creek, petite oasis au milieu du désert, pour s’acheter un paquet de tortillas à tremper dans de la sauce mexicaine. Petit détour pour aller voir Zabriskie Point, paysage lunaire qui a pris la place d’un lac. Le plus beau et le plus fascinant paysage de ce parc (ça vaut le détour).

Nous revenons sur nos pas pour voir l’ancienne mine de Borax, minerai exploité dans la région il y a 130 ans. Des mulets (20 mulets) tiraient des chariots pleins de Borax (3,5 tonnes et 4500 litres d’eau) à travers le désert (265 kms) !!!! Dingue !! On imagine le périple, c’est vraiment torride et à l’époque la crème solaire et la clim n’existaient pas !!

Pour finir, nous apercevons des dunes de sable identiques à celles du désert saharien. Le désert réserve vraiment des surprises de taille. Etonnant de rencontrer des dunes de sable entre des montagnes de roches arides. Dépaysant et déconcertant à souhait.

Nous finissons notre périple et quittons le parc après 4 heures de bonheur et de paysages désertiques. Une expérience enrichissante dont nous garderons surtout en mémoire la chaleur torride qui y règne. Arrivée à l’hôtel à Lee Vining.

Impression du jour : C’est chaud chaud chaud les marrons chauds !! Mais c’est bon comme une bonne glace à la vanille !! La vallée de la mort porte très bien son nom et nous ne conseillons pas de s’y hasarder sans les précautions d’usage. Pour rappel, l’eau est inexistante même si l’on est en dessous du niveau de la mer !!

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Samedi 13 Septembre : la journée flop

Lever un peu avant 9 h (les faignasses sont de retour !!), nous nous bougeons le fessier pour aller prendre un thé et un chocolat bien gentiment offerts par l’hôtel. Sur ce, nous posons notre fessier sur une table de pique nique devant notre bungalow au pied de la falaise. Un petit déjeuner traditionnel avec pain et nutella pour Vincent, pain et beurre de cacahouète pour Marie. Nos valeureux aventuriers sont fins près vers 10h. Ils décident donc d’aller chercher un sandwich à emporter dans leur sac de randonnée et se rabattent finalement sur une salade, également à emporter. La dite salade met un bon 10 minutes à être réalisée par notre admirable serveuse.

Nous embrayons la seconde et tentons de trouver un parking pour poser notre voiture et prendre le Shuttle. Eh oui, Zion ne se visite qu’en shuttle (enfin c’est un bus quoi !!). Alors, plusieurs parkings privés au sein de Springdale, on fait 2 fois demi tour pour finalement se rendre compte (merci la carte très mal faite et zéro indication dans le patelin) que le parking est au visitor center et qu’il faut pour cela se taper la queue des personnes qui veulent entrer dans le parc et qui doivent payer ( NB : nous avons déjà notre pass !!). On finit enfin par venir à bout de la queue mais cette fois, c’est le minuscule parking du visitor center qui est plein. Résultat : il faut ressortir du parc et aller se garer dans Springdale. Concrètement : il est 11h et ça fait près d’une heure que l’on est sorti de notre hôtel et qu’on tourne pour prendre ce foutu shuttle !!! L’ambiance quoi. On finit par trouver un foutu parking qui n’est pas interdit pour je ne sais qu’elle raison et on prend le shuttle. Un arrêt plus loin, il nous indique qu’il faut descendre et prendre une autre navette. Okkkkkkkkkk. On finit par enfin être dans la navette qui nous emmène au bout du parc. Arrivée en bas de notre randonnée : 11h30 !!

Nous faisons donc notre randonnée « hidden canyon » qui consiste à monter pour voir en haut ce qu’il se passe. Et oui, Zion c’est tu pars d’en bas et tu montes pour voir ce qu’il y a en haut. La ballade est sympa, ça grimpe sec. On a un petit passage très sympa avec un précipice où on peut observer les concrétions de près. Déconseillé aux personnes souffrant de vertiges. Arrivés en haut, le spectacle est le même qu’en bas … avec quelques mètres de plus… Deux possibilités, continuer la randonnée mais cette fois pas de chemin bien mis en place par les rangers ou redescendre par le même chemin. Nous décidons de poursuivre. Nous nous trouvons entre deux falaises, un petit canyon sans grand charme : des guêpes, des lézards, du sable et des obstacles. Nécessité d’utiliser ses mains et de savoir grimper sur les gros rochers (bien lisses) qui barrent la route. Plusieurs kilomètres comme ça jusqu’à une impasse : un énorme caillou bien lisse !! Nous n’irons pas plus loin, nous ne sommes pas suicidaires, en plus sans savoir ce qu’il y a à voir, c’est prendre des risques et se fatiguer pour rien. Demi tour et retour au shuttle pour rentrer à la voiture.

Le conducteur du bus est un petit rigolo qui arrête pas de faire des bagues dans le micro donc ambiance bon enfant. Malgré tout, selon nous, Zion n’a pas de réel intérêt par rapport aux autres parcs visités : ce sont des montagnes qui ne cassent pas trois pattes à un canard (même pas deux pattes d’ailleurs !!). Une déception donc après les beautés visitées. On reste un peu sur sa fin. Au visitor center, les photographies des autres randonnées affichées ne nous donnent pas plus envie que celle que nous venons de faire. Conclusion : Zion est sympa pour ceux qui ne connaissent pas les joies de la montagne mais pour les autres, il n’y a pas de réelles découvertes par rapport aux parcs de l’ouest américain. C’est joli mais ça n’émerveille pas.

Sur ce, départ pour Las Vegas où nous allons passer la nuit. Cette fois, nous ne dormirons pas dans Downtown mais sur le Strip (là où sont les grands casinos) au circus circus, un casino dans lequel on trouve un cirque et un parc d’attraction type foire du trône. Plus de 30 minutes d’attente pour obtenir la clé de la chambre sans compter le fait que Vincent n’a pas voulu payer 1 dollar pour une option qu’il ne voulait pas à savoir le téléphone. Ce cher Vincent a néanmoins du céder face un bureaucrate borné. C’était payer ce dollar ou dormir dehors. Bref, nous avons au final un chéri énervé et tout le casino à se taper à pied en tirant nos valises pour atteindre notre chambre !!

Enfin arrivés, nous allons faire un tour au Frys, un gros magasin d’électronique (un grand supermarché dédié aux ordinateurs) pour acheter une carte mémoire pour l’appareil photo (bé oui on en fait tellement, plus de 2000 jusqu’à maintenant, que l’on est un peu juste …). Au passage, on découvre l’envers du décor de Las Vegas : dans une rue parallèle à celle du strip, juste derrière les casinos, une rue entière dédiée au marché du sexe. Effrayant !!

Ensuite, direction le casino The Mirage pour goûter son très bon buffet au Cravings. Sympa, du choix à volonté, des variétés de plats de tous les pays et du goût. Nous avions décidé de nous jeter sur le buffet des desserts et donc de nous réserver sur les autres plats. Bé oui, depuis que l’on est USA, on n’a jamais pris de dessert en dehors de Las Vegas. Les portions des plats étant trop grandes, au moment de passer au dessert, on a les amygdales qui baignent !! A Las Vegas, l’intérêt des buffets, c’est que l’on gère nous même les quantités. Après s’être bien gavés de carott cake, de cookies, de cheese cakeet de muffins, petite ballade digestive entre les casinos pour les voir de nuit. La dernière fois, nous avions fait les casinos de jour mais Las Vegas vit la nuit. Les lumières clignotent de partout, les gens sont bien habillés (parfois en tenues de soirée) et les mexicains proposent des filles en moins de 20 minutes dans votre chambre et distribuent des tracts à cet effet (distribués même aux enfants !!!). Possibilité d’avoir un transsexuel également si besoin est … Une autre vision de Las Vegas que nous n’avions pas perçu de façon si poussée de jour.

Retour à l’hôtel pour voir un bon film tout en gardant notre première impression de Las Vegas : une coquille de noix vide. La devanture est belle mais le contenu est creux. Que du chiqué, du clinquant pour attirer le chalant mais derrière le pseudo rêve (= le paraitre), le vide et la prostitution.

Impression du jour : journée bien loosique (il en fallait une !!) avec un parc qui ne ressemble pas à un par cet un Las Vegas qui est descendu encore un peu plus dans notre estime. Pas de rêve américain pour aujourd’hui donc.

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samedi, septembre 13 2008

Vendredi 12 septembre : Capitol Reef et Bryce canyon

Lever à 8h, petit déj à l’hôtel : gauffres avec du sirop d’érable, muffins, thé et jus de fruit. Nous voilà armés pour commencer cette dure journée. Au programme du matin, visite éclair de Capitol Reef avec des splendides panoramas et des falaises aux couleurs ocres, extrêmement jolies. Passage par le visitor center pour obtenir des informations et nous voici lancés sur la route 24. Passage à proximité d’une école mormone, toute petite, au pied de la falaise, qui peut contenir jusqu’à 20 élèves.

Ensuite passage dans la zone fruita, zone où les habitants du coin ont planté des arbres fruitiers. C’est assez étonnant, des falaises ocres qui entourent des champs de pommiers, poiriers, cerisiers, abricotiers !! En plus, le système est très sympa, vous avez droit de cueillir les fruits à un prix très abordable, une balance est placée à l’entrée, une petite boîte pour mettre les sous, la confiance règne !! Très très sympa, nous avons goûté une pomme, elle est délicieuse.

Nous avons aussi vu des hiéroglyphes indiens, splendides, ils sont là depuis 1000 ans !!

Là-dessus, demi tour pour prendre la scenic byway 12. Au début, rien de très passionnant, une forêt de boulots, de sapins, quelques cols mais pas de quoi casser des briques alors que cette route est connue pour être l’une des plus belles des USA !! Mais il faut savoir être patients, le décor va bientôt se dérouler. Entre Boulder et Escalante, une petite ballade sur des crêtes montagneuses, un passage très resserré avec le vide à gauche, le vide à droite, ça fait froid dans le dos. Vraiment un coin très sympa. Au milieu de cette immensité, quelques baraques éparses, des ranchs et beaucoup d’agriculture (les terres sont irriguées).

Nous faisons un arrêt dans la ville d’Escalante, enfin quand on dit ville, il faut s’entendre, c’est plutôt village paumé au milieu de nulle part. Nous trouvons un petit café toujours très paumé au milieu de nulle part avec un décor très western. On a vraiment l’ambiance de ces villages reculés de l’ouest américain, une super expérience au plus près des habitants de la région. Un hamburger pour Vincent, fish and chips pour Marie, un bon gros coca et nous voilà repartis toujours direction Bryce Canyon. Arrivé à Bryce Canyon, c’est le pied complet !! Monument Valley c’était très beau, Yellowstone c’était encore mieux mais alors Bryce Canyon c’est encore mieux que Yellowstone !! Qui l’eu cru ? De magnifiques « hoodoos » en anglais dans le texte (en gros comme des petits doigts pointés vers le haut) mis les uns à côté des autres. Vraiment extraordinaire.

Nous partons à l’assaut du chemin de randonnée (queens garden) qui nous fait descendre entre ces concrétions de toute beauté. Arrivés en bas, il faut remonter mais par un autre chemin encore plus merveilleux et tout à fait différent de l’aller. On passe en effet dans un défilé (navajo loop via wall street) avec des roches de plusieurs mètres de haut tout autour de nous. Au passage, nous rencontrons un écureuil qui nous suit pendant quelques temps. La remontée se fait à l’ombre, ce qui est en effet le meilleur compromis (descente au soleil, montée à l’ombre).

Arrivé en haut, panorama depuis le sunrise point, nous nous dirigeons ensuite à pied vers l’inspiration point en prenant le rim trail qui borde le canyon. Après plus de 3 heures de randonnée, nous redescendons pour prendre le shuttle à inspiration point et revenons à notre voiture. Nous reprenons la route direction Zion national park et la petite bourgade de Springdale. Nous devons passer un tunnel et descendre une route tout en colimaçon pour atteindre la ville de Springdale. Les paysages sont superbes mais nous paraissent moins impressionnants que ceux de Bryce. Nous verrons demain à la lumière du jour si notre première impression se confirme.

Repas pris avec pour Vincent un steak et pour Marie un plat de spaghetti histoire de recharger les batteries.

Impressions du jour : Capitol Reef aurait mérité qu’on s’y attarde plus longtemps. Bryce Canyon c’est LA grande et belle surprise de ce voyage, c’est pour le moment notre parc préféré. A ne rater sous aucun prétexte.

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vendredi, septembre 12 2008

Jeudi 11 septembre : 9/11 on the road again

Ce matin, lever à 7h15 par les américains matinaux qui prenaient leur petit déjeuner juste en dessous de notre chambre. Quatre pauvres tables pour faire déjeuner un hôtel plein à craquer, forcément ça fait du bruit et c'est le bordel assuré. Quand nous sommes descendus pour prendre notre petit déjeuner, il fallait jouer des coudes et on s'est retrouvé à manger dehors devant notre voiture dont les vitres étaient gelées... !!
Ensuite, nous voici partis direction Torrey à proximité de Capitol Reef. 8 heures de voiture au programme. Cette fois, nous avons pris l'autoroute donc les paysages sont beaucoup moins intéressants. Par contre, on reste toujours bouche bée quand on se fait doubler par un camion avec 3 remorques qui roule à plus de 130 km/h. Ici, les voitures et les camions roulent à la même vitesse. ça fait froid dans le dos quand on les voit changer de voie au milieu du flot de voitures notamment autour des villes où il y a jusqu'à 5 voies de circulation et possibilité de doubler ou par la gauche ou par la droite. Etonnant qu'il n'y ait pas plus d'accidents. Autre détail très marrant sur les routes, les camping-cars de la taille d'un bus (NB = camping car pour 2 personnes) qui tractent un pick up. C'est légion sur les autoroutes.
Anecdote du jour, en pleine descente, Marie a réussi à se tromper avec la boîte de vitesse (boîte automatique) et à passer la marche arrière en pleine descente à 120 km/h !!! Heureusement, il y a une sécurité et rien ne s'est passé. Ouf !!
Autre détail, 11 septembre oblige, les drapeaux américains étaient de sortie partout dont la majorité en berne. On voit que l'Amérique toute entière reste marquée par les évènements.

Arrivés à l'hôtel, direction la piscine chauffée et en intérieur, près de 45 minutes de pataugeage joyeux puis passage par le jaccuzi et enfin direction le restaurant. Ce soir, petite faim pour Marie qui commence à saturer un peu en terme de quantité de nourriture et qui préfère faire léger pour une fois avec une petite salade tandis que Vincent s'enfile un bon steak.
Retour à l'hôtel pour voir un petit film sur le PC de Vincent et direction le lit.

jeudi, septembre 11 2008

Mercredi 10 septembre : les geysers sont nos amis

Lever à 8h, petit déj puis direction upper geyser basin là où se situe un maximum de geysers. Arrivés sur place près d’une heure plus tard (le parc est très grand), le old faithful geyser, le geyser le plus connu des USA dont on peut prévoir les éruptions à 10 minutes près (étonnant) doit péter dans 20 minutes. Génial !! Un passage par le general store pour prendre un sandwich et c’est parti pour le spectacle. Nous prenons ensuite le chemin vers les autres geysers, une boucle de plusieurs kilomètres dans le upper geyser basin. Le temps n’est pas au rendez-vous, vent assez violent, averses puis éclaircies. La polaire et le K-way ne sont pas de trop !! Au milieu des geysers, une rencontre assez inattendu : un bison (ils sont partout décidemment !!).

Nous passons entre plusieurs geysers inactifs mais aux couleurs merveilleuses jusqu’à atteindre le dernier geyser sur notre chemin de randonnée : le morning glory pool. De là, demi tour et retour sur nos pas pour voir le riverside geyser dont l’éruption est prévue entre 13h et 14h. Il est 13h30, c’est parti pour le spectacle. Fantastique !! Un jet d’eau de plusieurs mètres qui arrose alentour la végétation (enfin ce qu’il en reste). Nous revenons toujours sur nos pas et là, un geyser totalement inactif 30 minutes plus tôt est aussi en activité. Dingue !!! Une activité impressionnante semble se mettre en route sur le bassin : les geysers inactif à l’aller sont presque tous en activité à présent !!! La nature est vraiment bien faite et totalement imprévisible.

Le spectacle est partout, on ne sait plus où regarder : d’après nos observations entre 11h30 et 14h30, l’activité du site est à son maximum. C’est très drôle de passer à côté de geyser qui ne bougent pas d’un poil et de revenir une heure plus tard et de les trouver en pleine activité, le décor change à chaque fois. Un dernier passage devant old faithful geyser qui rejaillit à nouveau et retour à la voiture pour expérimenter le black sand basin et le biscuit basin. Les conditions météo se dégradent de plus en plus, le vent persiste et les averses s’enchaînent. Dommage.

Détour vers midway geyser basin pour voir la deuxième source chaude la plus grande au monde (100 mètres de diamètre) et pour respirer les vapeurs de ce monstre. Un brouillard épais que l’on traverse où on ne voit plus rien par intermittence et dont on sort couvert de petites gouttelettes d’eau. Fantastique, pour une fois que le vent est utile !! Nous finissons par le lower geyser basin où l’on peut admirer le plus grand geyser du monde. Décidemment, c’est une manie d’être les plus grands, les plus beaux, les plus connus du monde : typiquement américain.

Départ pour l’hôtel à l’ouest du parc, fini la cabane de pionnier et retour au confort de l’hôtel. Au passage, nous rencontrons un magnifique troupeau de biches avec un cerf. Splendide, notre dernier cadeau avant de quitter définitivement le parc.

A l’hôtel, après avoir vu autant de geyser et de sources chaudes, on a envie de se faire un petit geyser perso. Direction la piscine chauffée cette fois mais en extérieur, allez comprendre … puis dans le hot tub (jacuzzi) aussi à l’extérieur. Un vrai moment de bonheur surtout vu que le soleil daigne enfin remontrer le bout de son nez. Malgré tout, la température n’est pas forcément géniale hors de l’eau. A savoir à Yellowstone, les journées sont à 20°C et les nuits très froides. Vive la polaire et le chauffage.

Ce soir, pizza au menu, on crève la dalle, plus de 5 heures de randonnée dans le vent et la pluie, ça creuse !!

Impression du jour : visiter les geysers de 11h30 à 14h30 et ne pas hésiter à revenir sur ses pas pour voir les changements d’activité des geysers. Un vrai bonheur. Et les animaux encore et toujours splendides. Nous quittons Yellowstone avec regret.

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Lundi 8 septembre : Œuf pourri et safari (attention aux animaux, 2ème avertissement)

Au milieu de la nuit, vers 4h du matin, nous pensions être 2 dans la chambre, et bien non, nous étions plus nombreux !! Un bruit suspect dans la chambre se fait entendre depuis plusieurs minutes maintenant. Alors dans un élan de bravoure, nous allumons la lumière. Imaginez un peu, deux benêts en pyjama transits de peur à l’idée de ce qu’ils vont voir !! Un grand « Ah j’ai vu un truc bouger, là derrière la valise !! » de Vincent et nous voilà avec le boum boum à 150. Et là, une toute petite souris bien mignonne (du genre petit mulot) avance et regarde d’un air ahuri les deux benêts cachés sous leur couette puis se faufile sous la porte. Okaaaaaaaaaay ! La guerre est lancée, option barricade. Une grosse couverture en travers de la porte devrait faire l’affaire. On comprend alors mieux pourquoi à l’accueil on nous a indiqué que la nourriture c’est dans la cabine ou dans la voiture mais pas dans la nature. N’empêche que la souris nous a laissé une carte de visite : 2 petites crottes au dessus de notre isotherme. Heureusement nos réserves de nourriture sont intactes car impossible d’accès.

Du coup, le lever se fait à 9h passé (feignasse girl et boy en action !!). Un petit coup de pain et de nutella ou de beurre de cacahouète (pour Marie qui veut manger local), un jus de pomme, une douche, une fermeture des valises et une mise en hauteur de la bouffe et nous voici partis à l’assaut de Yellowstone.

Comme nous avons prévu 3 jours et que nous nous sommes levés bien tard, nous choisissons l’option direction Tower Rossevelt. En route, nous visitons « sulphur caldron » et « mud volcano », les fumerolles aux odeurs d’œuf pourri (sulfure oblige) en découvrant le pH de ces magnifiques cavités (pH=1 !!). De toute beauté, une vieille réminiscence d’odeur de station d’épuration papetière pour Marie. Sympa cette puanteur à la sortie du petit déj !! Au passage, un nouvel ami : un petit écureuil qui est très photogénique.

On monte ensuite directement vers Roosevelt au nord du parc pour voir Tower fall, une belle cascade. En chemin, nous croisons plusieurs troupeaux de bisons (splendides !!). Nous descendons le sentier pour voir le point de vue sur Yellowstone River. Sympa mais la remontée est moins drôle. A savoir Yellowstone ressemble à une immense forêt, un peu calcinée par endroit suite à un violent orage en 88 avec au milieu une petite rivière, le tout avec un décor montagneux. Génialissime !! Repas au general store (hot dog pour Marie, chili pour Vincent) pour se remettre de notre matinée.

Petit détour pour voir « petrified tree » un arbre devenu roche après une éruption volcanique (ça casse pas des briques) puis retour sur nos pas pour atteindre canyon village. Nous achetons nos guides de randonnées au visitor center et nous voilà partis pour une ballade entre les 2 cascades Lower et Upper Falls. Sentier sympathique avec très peu de touristes et rencontre avec 2 magnifiques biches, elles aussi très photogéniques et deux écureuils. Du haut de la cascade, la vue est impressionnante et le bruit encore plus. Panorama sur le Yellowstone canyon.

Retour à la voiture pour cette fois aller sur l’autre rive, objectif : uncle tom’s trail, 328 marches pour atteindre le bas de la cascade que nous avions surplombés une heure plus tôt. Ouais ben se faire mal pour ça, ça valait pas la peine, vu d’en haut la cascade est vraiment bien plus belle. Nous continuons notre randonnée sur south trim rail. La fin de journée approchant, nous préférons rebrousser chemin à mi chemin, estimant ne pas avoir grand-chose de plus à voir sur cette route et la fatigue aidant. Un détour en voiture vers artist point (le plus photographié du site) et retour à notre cabane de pionnier. En route, un bison au milieu de la route (merveilleux) et un loup (encore mieux !!).

Donc on récapitule en 24 heures : un big horn, une souris, deux bisons vus de près, 2 biches, 3 écureuils et un loup (tous photographiés sauf la souris, enfin on a ses crottes en photo, on n’est pas bredouille et le big horn car vu de nuit). Il manque donc à notre palmarès : un ours, un cerf et un coyote. Il nous reste encore 2 jours pour les voir !!

Repas à 21h15 au restaurant de l’hôtel du lac, pas possible de manger avant car toutes les tables sont déjà réservées. Ça casse un peu l’ambiance très « pionnier » que l’on a côtoyé ici depuis notre arrivée, le restaurant étant très « prout-prout » : 5 couverts sur la table, les serveurs en chemise et pantalon, un piano bar, prout-prout quoi !! L’addition va s’annoncer salée mais bon, on est tellement crevé que l’on peut aussi se faire un petit plaisir de temps en temps. Au menu, steak pour Vincent et plat de légumes pour Marie. En dessert, Vincent, fan de la crème brûlée devant l’éternel, décide de commander une « crème brûlée cheesecake ». Marie a beau lui dire que c’est un cheesecake et non pas une crème brûlée qu’il va avoir mais il persiste. Au final, un cheesecake qui n’a pas du tout la tête ni le goût d’une crème brûlée. Qui est ce qui a toujours raison ?

Sur ce, au dodo, demain on met sonner à 8 h, la fainéantise est un mauvais défaut.

Impression du jour : Yellowstone est splendide, par contre on est à 2400 mètres donc les randonnées sont assez éprouvantes au niveau du souffle (surtout les 328 marches !!). Par contre, c’est une terre paisible où vous vivez en communion avec dame nature et avec les animaux (un safari géant !!). C’est THE parc à visiter ici si on aime la montagne, les randonnées et les animaux bien sûr.

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Mardi 9 septembre : Yellowstone 2ème jour

Lever à 8h avec le réveil. Petit déj puis départ pour le general store pour prendre des sandwichs à emporter. Sur ce, direction Norris pour aller voir les bassins de geysers.

L e porcelain basin est très impressionnant entre les fumerolles et surtout les bassins des geysers avec leurs magnifiques couleurs vertes ou orange (vive les algues et les thermophiles qui leurs donnent cette belle couleur). Les coloris sont splendides et les dimensions du site incroyable. Surtout ne pas penser au fait que l’on est sur un volcan géant totalement imprévisible même si les rangers se font un plaisir de vous montrer l’imprévisibilité de tous les phénomènes rencontrés : du genre ce geyser a pété en 1980 et depuis plus rien, pétera encore ou pétera plus ? ou encore du genre des fois ce cratère est plein des fois il est vide, on ne sait pas quand il se remplit ou quand il se vide. Sympathique non ?

Nous continuons notre visite au niveau du back basin pour voir entre autre le plus large geyser en activité au monde. Alors monsieur le geyser fait aussi des manières comme les autres geysers et ne prévient pas quand il a envie d’exploser. La dernière fois c’était en mai 2005 alors à moins d’être chanceux, il y a peu de chance de le voir se lâcher. Malgré tout, monsieur le geyser daigne quand même laisser passer quelques gerbes d’eau de temps en temps, histoire de dire qu’il existe. Ah, ces geysers et leur caractère !!

Après plus de 3 kms de marche, nous faisons une pause déjeuner avec nos sandwich du general store, un vrai régal mais copieux. Détour par le artists paintpot, un gros trou avec de la boue grisâtre qui fait des bulles et qui ressemble à s’y méprendre à de la gouache. Très joli et encore jamais vu par nos 2 aventuriers jusqu’à maintenant dans ce parc.

Pour finir, en route vers Mammoth Hot Springs pour voir les terrasses. De toute beauté, le site le plus beau du parc. Des roches blanches comme la neige (du calcite), des marches dessinées par les bactéries thermophiles (encore elles, elles sont partout dans le parc !! Ce sont elles qui définissent les coloris, ce sont elles qui créent cette odeur pestilentielle d’œuf pourri et elles qui façonnent les dimensions des cratères ou de leur environnement), des sources chaudes, quelques coulées oranges. La terrasse principale est encore en activité et c’est vraiment la plus belle de toute. Les autres terrasses ne sont plus en activité mais revêtent en continu leur manteau blanc.

Après la ballade, retour à notre cabane en bois avec au passage un agrandissement de notre collection de photos d’animaux avec dans le désordre un cerf (on ne l’avait pas encore !!), des bisons, un troupeau de biches. A noter que nous avons revu notre loup de la veille mais que nous ne l’avons pas rephotographié. Il manque donc encore l’ours (ça va être très dur à trouver) et un coyote (là aussi, je ne sais pas où on peut le voir).

Passage par notre cafétéria beaucoup moins prout prout que notre resto de la veille avec des sucres lents : pâtes + une part de gâteau au chocolat. Delicious !! Là-dessus retour dans notre maison de trappeur pour se regarder un film sur le PC de Vincent puis gros dodo. A l’extérieur gronde un orage, chic !! On est au dessus d’un volcan géant et on se tape un orage !! Nous nous endormons quand même comme des loirs, fatigués de notre dure journée. Impression du jour : Mammoth hot springs est merveilleux, la partie du parc à visiter d’office. Pour les geysers, il faut aimer les dégradés de couleur et avoir de la chance pour arriver au moment de l’éruption. Les animaux, c’est un vrai bonheur !!

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Dimanche 7 Septembre : Attention aux animaux (1er avertissement !)

Réveil de nos aventuriers à 8h30 avec un petit déj offert à l’hôtel. Au menu, des gaufres que l’on peut se faire soi même. La pâte est prête, il n’y a qu’à la mettre dans le gaufrier et attendre. Avec un petit coulis de sirop d’érable, un régal.

Départ (tardif) pour la mine de cuivre de Bingham, la plus grand mine à ciel ouvert du monde rien que ça !!! Déjà grosse galère pour trouver le chemin ce qui ne nous avance pas trop sur notre programme dont le timing est déjà bien entamé (réveil tardif oblige). Visite du site, le truc le plus sympa, le petit film qui explique comment fonctionne ce monstre de technologie. D’ailleurs les monstres, ce serait plutôt les camions qui sont vraiment énormes !!! Un petit coup de propagande sur « on ne pollue pas, on donne des sous aux organismes locaux, on aide au développement, on est grand mais gentil, … » et détour vers le musée. La contemplation du site est perturbée par un ouvrier qui nous demande de reculer car ils vont faire péter de la roche, un gros boom puis fin de la visite. Sympa mais on ne se rend pas bien compte de l’énormité dimensionnelle du site (encore une fois me direz vous, c’est une habitude dans ce pays !!).

Sur ce, détour par le supermarché pour faire nos réserves de Nutella, de pain et de jus de pomme pour les petits déj à venir, achats de Jelly beans (bonbons américains) histoire de goûter les spécialités et de ne pas mourir idiot, repas plus ou moins européen (saumon pour Marie, steack pané pour Vincent) puis départ pour Yellowstone. L’après midi s’annonce longue avec près de 6 heures de route. Pour ne pas faire nos vacanciers à deux balles, nous choisissons l’option nationale plutôt que l’autoroute. C’est vrai, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !! Il faut dire aussi que l’autoroute en question nous la prendrons dans l’autre sens quand nous quitterons Yellowstone. Et puis les paysages américains sont bien mieux sur les nationales. Résultat : nous prenons la scenic byway 89. Du pur délice : la montagne du style vosgien pour situer un peu. Alors cette route est déconseillée aux personnes malades en voiture car le vomi-bag est absolument nécessaire dans ce cas. Pour les autres, ça vaut le détour. Seul sur une route perdue entre les cimes verdoyantes. Passage par Paris et Montpelier, si si c’est vrai !!! Notre préférence va à Paris qui est une petite bourgade avec des très beaux bâtiments. Montpelier fait un peu plus bourgade américaine. Dans les autres villages, on sent bien l’ambiance conservée du Far West avec des petits patelins au milieu de nulle part avec le « grocery » à la devanture très typique, seul magasin du village.

Petite pause pour un panorama au dessus de Bear Lake. Et là Vincent ne trouve rien de mieux que de se faire piquer par une guêpe !! Le voilà qui sautille partout en hurlant de douleur. Un coup de carte de crédit, un coup de briquet, un glaçon et un antiseptique plus tard, le voici guéri. Pas de complication à déplorer, ouf !! La route continue avec une partie des USA beaucoup plus agricole. De larges vallées où se côtoient les fermes avec les plantations ou les élevages. Les fameux ranchs avec les chevaux et les vaches qui paissent tranquillement dans les prairies. Au milieu de nulle part, vous trouverez toujours une église entre 2 ranchs ou entre 2 pick up.

Nous approchons enfin du parc de Grand Teton au sud de Yellowstone. Alors Grand Teton c’est peut être très joli mais après plus de 4 heures de route dans les dents, un soleil en phase de dodo et un ciel hyper nuageux, ça casse pas des briques. En gros, c’est la chaîne des Aravis mais en moins joli. Alors pourquoi Grand Têton ? Tout simplement parce que 2 benêts de français, pionniers à leur époque ont trouvé que ces montagnes ressemblaient à des seins de femmes. Alors, je ne sais pas ce qu’ils avaient fumé à l’époque mais je ne vous le conseille pas, ça a l’air de retirer quelques neurones au passage !!

La nuit est en phase de démarrage quand nous franchissons l’entrée sud de Yellowstone. A cette heure là, pas un seul ranger à l’horizon. Encore quelques kilomètres (interminables) à l’intérieur de ce parc avec au passage un arrêt pour laisser traverser un big horn. Pas dangereux du tout de déboiter en pleine nuit comme ça !! Enfin, vers 21h nous atteignons notre hôtel, enfin nos cabines de pionniers qui datent de la fin du 19ème siècle (les plus anciennes du parc) : des petites cahuttes en bois avec un lit, une douche et une chiotte et un chauffage parce que l’on se pèèèèèèle !! C’est très rustique. On se jette sur la cafétéria qui ferme à 21 h … il est 20h55 !! Une assiette de spaghetti et un truc que l’on ne connait pas et au dodo, bien mort de cette journée.

Impression du jour : rien à dire de bien particulier.

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dimanche, septembre 7 2008

Samedi 6 Septembre : Arches et Salt Lake City

Lever à 8h30 (de temps en temps une bonne grasse mat, enfin toute relative, est bien nécessaire). Après notre pain et notre nutella (encore et toujours), direction Arches National Park. Vu le temps nécessaire et le nombre de sites d’arches intéressants, nous décidons d’aller directement à l’autre bout du parc au Devil’s garden (rien que le nom, c’est tout un programme !!).

Nous voici partis pour une randonnée entre les arches du site. Plus de 2 heures de ballade = un total de 6 arches = plus d’1,5 litres d’eau bu par personne. Il faut dire que toute la ballade se fait au soleil (on vous l’a dit c’est Devil’s garden !!). Les arches sont toutes très jolies, par endroit on peut voir comment elles se sont formées et même comment elles se sont écroulées. Et oui, Wall Arches manque à l’appel, elle a eu le bon goût de s’écrouler !!! Au passage nous rencontrons un joli petit écureuil qui n’a pas l’air bien sauvage.

Après cette petite marche à pied sous le caniar, direction the Windows, une autre partie du site où se dresse une arche double (la seule !!) et deux arches juxtaposées. Par contre, compte tenu de l’heure fortement avancée, il est déjà 14h passé, nous décidons de les voir à une vitesse japonaise. Le cadre est merveilleux et il n’est pas forcément nécessaire de descendre de voiture pour l’admirer. Au retour, l’un des rochers représente un bonhomme, l’autre est en équilibre instable sur un autre. Etonnant !!

Retour à Moab pour le repas du midi avec un bon hamburger pris chez Wendy’s, nous nous mettons en route vers Salt Lake City, notre ville étape avant Yellowstone. Nous reprenons donc ces chères routes américaines qui nous fascinent toujours autant. Impossible de s’ennuyer sur ces routes, le paysage est sans cesse changeant, les camions sont rutilants (NB : les camions roulent à la même vitesse que nous soit 130 km/h, un peu déroutant au début !!). Sur la BO de Danse avec les loups dans le lecteur CD de la voiture, le paysage prend une dimension très Far West. Marie a encore du mal à comprendre la géologie américaine : un exemple ? Une dune de sable et en haut de cette dune, un gros rocher qui forme une couche supérieure. Mais comment est ce que ça tient ?

Deux heures plus tard, on se croirait dans le massif central puis pour finir en arrivant à Salt Lake City, ce serait plutôt les Alpes. C’est à y perdre son latin. Comment est ce possible d’avoir autant de paysages variés qui changent en si peu de kilomètres. C’est la magnificence des Etats Unis : on ne s’ennuie jamais. Arrivée à l’hôtel de Salt Lake City, on se jette sur internet, sauf que le PC de Vincent est « broken » et ne permet pas de se connecter. Heureusement un PC est disponible à l’hôtel. Ouf !!

Pour la suite de la soirée, piscine, jacuzzi et peut être ballade de la ville pour découvrir les bâtiments et les églises mormons. Et oui, ici 60 % des habitants sont mormons. C’est aussi ici que sont entreposés des microfilms avec le nom de millions d’habitants du monde entier. Avis à ceux qui font des recherches généalogiques, Salt Lake City est une étape indispensable !!!

Impression du jour : Pour la visite de Arches, nous conseillons d’aller se balader à pied dans le Devil’s Garden et de faire le reste en voiture. La randonnée est parfois abrupte mais tellement atypique !! Pour le reste, les routes américaines à elles seules constituent un but de voyage, même pas besoin de visiter les parcs nationaux !! Salt Lake City est une ville paisible où il fait bon se reposer pour une nuit.

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Vendredi 5 septembre : Et si on se faisait un mini Monument Valley mais version personnalisée?

Réveil à 7 h (à savoir que l’on s’est encore pris une heure de décalage horaire supplémentaire !!) par un grand et beau soleil. C’est dingue ça, maintenant 6 jours de beau temps non stop sans voir un seul nuage, c’est Byzance, on n’est pas habitué !! Bref, déjà rien que pour ça, la journée s’annonce bien. Petit déjeuner, pain et nutella, on ne change pas une équipe qui gagne, sauf que cette fois, le petit déj on se le prend à l’extérieur, au pied du San Juan River. On se fait d’ailleurs au passage 3 nouveaux amis, trois piafs pour être plus précis. Malheureusement, on s e rend vite compte que nous ne les intéressons pas mais que notre pain est bien plus passionnant.

Départ pour Goosenecks, un magnifique point de vue sur les méandres du San Juan River. Un petit détour de notre route initiale mais qui le méritait vraiment. Nous revenons sur nos pas de quelques miles pour rentrer dans la Valley of the Gods, petit coin peu fréquenté, même pas indiqué sur les cartes routières mais un vrai bonheur pour les yeux. Je vous pose le tableau : une petite route poussiéreuse, une terre ocre, en tout et pour tout 8 voitures rencontrées en l’espace de 2 heures, un paysage de western à perte de vue et par ci par là des « butt »du même style que ceux rencontrés à Monument Valley, les touristes en moins (ce qui n’est pas pour nous déplaire). Alors on s’en donne à cœur joie, photos à gogo. Un petit coin de paradis où on imagine les difficultés que pouvaient avoir les diligences pour passer dans ces contrées escarpées, déjà en voiture c’est épique alors fallait pas demander à l’époque.

Après plus de 17 miles, retour à la civilisation avec nos fameuses routes américaines que nous aimons tant : des lignes droites, des poteaux électriques en bois plantés au bord de la route (vestige du télégraphe ???), des paysages qui changent régulièrement (paysages à gauche différents de ceux de droite !!), des pick up à volonté. L’Amérique quoi.

Petite pause déjeuner à Monicello, petite bourgade fort sympathique, pour avaler notre salade composée préparée avec amour le matin même par les petits doigts agiles de Marie puis direction Moab. En chemin, on rencontre 2 magnifiques biches qui traversent la route. Moab, ville située entre Canyonland et Arches, les 2 parcs nationaux que nous avons prévus de visiter, est une ville tout confort beaucoup plus grande que celles rencontrées jusque là (en dehors de Las Vegas bien sûr).

Après avoir déposé nos valises à notre hôtel (ou ça ?? à Moab pardi !!) et s’être rendu compte que notre PC ne permettait pas de se connecter à internet (la tuile !!), direction Canyonland avec comme ambition de visiter Island in the Sky. Mais vu qu’on est doué comme des manches (faut dire aussi que la carte que l’on a du site est particulièrement merdique et illisible !!), on se trompe d’entrée et on se retrouve sur une route qui va nécessiter, si on la suit jusqu’au bout un 4x4. Or notre berline ne va pas du tout faire l’affaire. Résultat, on reste à l’extérieur de Canyonland, sur la scenic byway et on s’en tape quand même une belle tranche : de superbes points de vue mais 20 minutes sous le caniar = 1 kg d’eau en moins dans le corps. Mais bon, les paysages valent le coup, il faut souffrir pour voir de belles choses, en plus, au passage on trouve même des dessins indiens d’origine (cf photo).

Fatigués par la chaleur et la route, retour 2 heures plus tard à l’hôtel pour profiter de la piscine (pas très chaude mais on s’est quand même baigné) puis du « hot tub » = jacuzzi bien chaud cette fois. Ah, on se relaxe.

Petit détour par la bibliothèque pour choper 15 minutes de connexion internet, un bon repas (fish and chips pour Marie, succulent et mushrooms with steak pour Vincent). Pour une fois, on n’a pas eu des parts énooooormes mais normales. Il est 22h, on est claqué.

Impressions du jour : Valley of the God = 10 fois mieux que Monument Valley. Goosenecks, un détour à faire absolument. Canyonland, certainement très bien (c’est le cas même si on se trompe de route). Sinon, les américains sont toujours aussi sympas et nous adressent la parole très facilement. Beaucoup moins individualistes que les européens.

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samedi, septembre 6 2008

Jeudi 4 septembre : Grand Canyon vu d’en haut et Monument Valley

Réveil matinal à 6h pour atteindre l’aéroport de Grand Canyon pour survoler le site. Un pilote super sympa et un survol de 40 minutes au dessus de Grand Canyon. Du pur bonheur !! Seule ombre au tableau, après 5 minutes de vol, les piles de l’appareil photo tombent en rade sans prévenir. Du coup, zéro photo de Grand Canyon vu du ciel. Dommage, c’est vraiment la meilleure et la plus belle façon de visiter le site.

Après l’atterrissage, retour à la voiture pour faire Traibab Trim (la partie est du Grand Canyon). Des pauses assez fréquentes pour profiter du paysage toujours aussi somptueux. A la sortie du parc, nous voici en territoire indien Navajo. Le paysage est somptueux, on croirait voir les indiens sur leurs chevaux galopants dans ces terres arides. Indescriptible : entre Grand Canyon et Monument Valley, ça ne s’explique pas, ça se vit !!! Après plusieurs miles, retour à la réalité, avec les lignes hautes tensions qui viennent dénaturer le paysage.

Arrêt pour le lunch à Cameron, pour goûter les spécialités indiennes. Et là, on comprend pourquoi on nous appelle les visages pâles (on est vraiment pâles !!). Au menu : Navajo taco pour Vincent (un mix entre du pain et un tortilla mexicain mais en plus gras) et Navajo swet pour Marie (un genre de bœuf bourguignon avec des pommes de terre, des carottes, du céleri). Succulent mais bourratif.

Nous reprenons la route vers Monument Valley et là, c’est encore des changements de paysages toutes les heures. Encore plus dingue : à gauche de la route, des falaises arrondis, érodées par le vent, de couleur ocre rougeâtre sans végétation et à droite de la route, des petits talus avec de la végétation éparse !!! La route fait vraiment la barrière entre les deux, sachant qu’à gauche nous sommes en territoire Navajo et à droite en territoire Hopi. Ma préférence va au territoire Navajo. Et l’extase visuelle ne s’arrête pas là. La route vers Monument Valley regorge de richesses géologiques. Nous entrons dans le parc de Monument Valley géré par les Navajo. Et là, légère déception, les monuments en question sont visibles de la route et sont d’ailleurs beaucoup plus beaux depuis la route à l’extérieur du parc qu’à l’intérieur.

Sur ce, départ pour Mexican Hat où nous passons la nuit dans un motel perdu au milieu de nulle part, au pied du San Juan River. Une journée éprouvante mais passionnante.

Impression du jour : Grand Canyon vu du ciel est incontournable, à faire absolument, on ne comprend la grandeur du site qu’en prenant de l’altitude. La route entre Grand Canyon et Monument Valley est vraiment merveilleuse et vous fait revivre l’époque des cowboys et des indiens : le sentiment le plus jouissif depuis notre arrivée aux USA. Enfin,l es Navajo sont extrêmement sympathiques et sont très rieurs.

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Mercredi 3 septembre : à nous les parcs nationaux

Réveil à 7h, petit déj dans la chambre avec notre pain et notre nutella achetés la veille. Préparation de la salade composée et en route direction Grand Canyon. A peine sortis de Las Vegas, les montagnes désertiques se profilent : du pur bonheur visuel !! Notre premier plein d’essence. Heureusement la pompiste est sympa et patiente et nous explique tout ce qu’il y a à savoir à ce sujet. Pour nous, grand moment de solitude … même pas fichus de faire un plein tout seul !!

Passage par le Hoover Dam, immense barrage hydroélectrique qui dessert pas moins de 3 contés. Sur la route entre Hoover Dam et Grand Canyon, en l’espace de 3 heures, 4 types de paysages différents !! Epoustouflant : le premier, les montagnes désertiques, ensuite, les monticules de cailloux posés dédaigneusement, le troisième des montagnes avec un peu de végétation et pour finir un paysage entièrement plat avec beaucoup de végétation (des arbres principalement).

Enfin, les portes du parc de Grand Canyon s’ouvrent à nous. Premier arrêt pour admirer le magnifique point de vue puis direction l’hôtel, il est quand même déjà 16h. Et c’est parti pour la ballade. Malheureusement Hermits road est fermée pour cause de travaux, nous devrons nous contenter du rim trail au départ du village. Mais nous ne sommes pas en reste : plus de 3h de ballade en bordure de falaise, un canyon impressionnant et des points de vue à couper le souffle. A 19h, coucher de soleil sur le canyon, un déluge de couleurs et de variations d’ombre et de contraste. Retour vers le village par le même chemin qu’à l’aller mais avec le bruit d’espèces de grillons comme fond sonore et pas un chat à l’horizon. A croire que nous sommes les seuls touristes dans les parages. Eh bien non, à peine rentrés dans le village, nous retrouvons la civilisation et ses touristes bruyants. Un bon repas (fajitas pour Marie, truite pour Vincent) et au dodo à 21h30. Demain, une belle journée s’annonce avec pour commencer un survol de Grand Canyon en avion.

Impression du jour : Grand Canyon entre 17 et 19h, c’est un pur régal. Des changements de lumière, des panoramas magnifiques, peu de touristes et un coucher de soleil à couper le souffle. Vers 19h, c’est vraiment le moment où le canyon est le plus beau.

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Lundi 1er septembre : nos premiers pas sur le sol américain

Réveil à 3h30 heure locale, décalage horaire oblige (aïe, ça fait mal à la tête et au bide, hein Vincent !!). Là-dessus glandage jusqu’au lever du soleil puis décrassage en règle.

Vers 7h, petit déjeuner (buffet à 7$ par personne) sucré dans le casino réputé comme le meilleur de Las Vegas qualité/prix. Au programme : Doonuts, jelly, pancakes, … (cf la photo)

Ensuite départ pour le visitor center pour récupérer des bons de réduction et une connexion internet. Visite du musée des tests nucléaire réalisés dans le Nevada. Sympa mais on reste un peu sur sa fin, même si c’est néanmoins instructif : de belles images de champignons atomiques.

Ensuite, direction le premium outlet center pour se faire du shopping. Un an de privation pour se faire plaisir sur place. Les magasins visés : Levis et Converse principalement. Mais avant d’attaquer ce programme, petite salade avec du thé froid. Sympa la salade, ça change des fast food avec des sandwichs pleins de graisse !!

Après l’achat de 7 jeans Levis, 3 paires de Converse, une paire de Reebok, une paire de Columbia, le portefeuille était déjà plus léger, quoique … Le jean Levis à 30 $ soit 20 €, c’est pas la ruine !!!

Pour finir nos emplettes, direction le wal mart (grand supermarché) pour acheter une glacière, des couverts et des boissons. Retour à l’hôtel direction la piscine au 20ème étage sur le toit !! Vision panoramique sur la vile : c’est le même décor de fond qu’à Grenoble (360° degré de montagnes) mais en plus grand et avec des plus grands buildings. Piscine à l’ombre donc eau un peu frisquette… mais le panorama vaut vraiment le détour. Petite sieste pour Vincent qui a du mal à supporter le décalage horaire. Pour ma part, je suis assez surprise, pour le moment, le décalage horaire ne me perturbe pas trop.

Pour finir la journée, Dinner buffet (un régal pour 17 $ par personne) et à 20h45 dodo !! Dommage d’être aussi fatigués, j’aurais apprécié voir les casinos illuminés, c’est sans importance, ce sera décalé à demain soir. Notre première journée est terminée.

Impression du jour : Las Vegas c’est grand, c’est très très chaud dehors, très très froid dedans et le réchauffement climatique, ça leur parle pas (glaçons à gogo partout, clim à fond avec les portes grandes ouvertes, brumisateurs qui n’arrosent rien du tout). Vive l’Amérique !!

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Mardi 2 septembre : la tournée des casinos

Réveil à 7h du matin avec pour objectif de visiter les casinos du strip. Mais avant de démarrer cette journée qui s’annonce haute en émotions, direction le breakfast buffet pour se gaver de pancakes, doonuts, salades de fruits et gâteaux en tout genre. Que du bonheur !!

Vers 9h30, début des hostilités : démarrage en haut du Strip par le casino The Venitian avec sa reconstitution de Venise et de ses canaux. On enchaine avec The Wynn, plus grand casino de Las Vegas, sans thème. Puis l’Island treasure suivi du The Mirage et son spectacle dédié aux Beatles. Un petit détour par la boutique Beatles au passage, histoire d’écouter les titres des 4 garçons dans le vent. Pour finir la matinée, visite du Caesar Palace (ils sont fous ces romains !!) et Paris-Las Vegas, le casino censé représenter la France (ouais ben faudra repasser parce qu’on n’a pas vraiment reconnu la France sauf à part la grande Tour Eiffel à l’entrée).

Petite pause pour manger puis on rattaque et termine par le New York New York (bé oui, on n’avait pas eu l’occasion de visiter New York pendant notre transit à l’aller donc on s’est rattrapé). Super le roller coaster puis l’Excalibur et le Luxor.

Enfin, détour jusqu’au Sheplers pour s’acheter un chapeau de cowboy ou plutôt de cowgirl vu que Vincent ne s’est pas laissé porter par le look Far West. Passage par le Wal Mart pour faire nos emplettes : pain et Nutella (rare le nutella, très rare aux USA, concurrence du beurre de cacahuète oblige !!), salade et … crème hydratante pour les pieds de Vincent complètement crevassés et pastilles contre les maux de gorge pour Marie qui se tape une bonne pharyngite (vive la clim à 18°C dans les casinos avant de sortir dans la rue à 35°C !!)

Retour dans Fremont Street pour les photos en mode nocturne de DownTown et à 21h au dodo, on est bien mort.

Impression du jour : les casinos de Las Vegas, c’est un décor Disneyland mais pour adultes. Une belle devanture, un beau hall d’entrée (tout en plastique, sinon c’est pas drôle) mais du creux à l’intérieur : du toc à gauche, du toc à droite. Sympa si on a gardé ses yeux d’enfants.

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Dimanche 31 septembre : le jour du départ

Une bien belle journée s’annonce : nous allons enfin rejoindre the USA après une attente et une préparation intensive de plus d’un an. Lever à 6h du matin (là ça fait mal !), on se traine les valises jusqu’au métro (là ça fait encore plus mal !). Là-dessus métro puis train. Nous voici à l’aéroport de Bruxelles.

Enregistrement en règle avec les traditionnels papiers pour la douane à remplir : êtes-vous un terroriste, êtes-vous drogués, êtes-vous contagieux, … ? Tout un programme.

Décollage à 10h, arrivée 6 heures plus tard à New York. Shopping de base c'est-à-dire achat d’une statue de la liberté pour la collection de monuments de Vincent (qui à l’heure actuelle contient la Tour Eiffel et l’Atomium). 4 heures d’attente à combler ce qui est relativement vite passé quand on se tape plus d’une heure pour se faire contrôler par la douane (le douanier nous cause en français et est heureux de nous raconter sa vie !!) et encore ½ heure pour récupérer les bagages. Là-dessus, petit repas avec hamburger + coca (cf la photo ci-dessous). NB : Coca = 1kg de glaçon et 3 cl de coca !! J’exagère mais c’est pas loin. Et surprise : sur la table, de la moutarde de DIJON avec un beau drapeau français … mais à l’envers … no comment.

Là-dessus redécollage vers Las Vegas avec 30 minutes de retard pour cause de nettoyage de l’avion (mon œil avec !!). Arrivée 6 h plus tard à Las Vegas. Déjà vu du ciel, c’est tout une promesse : un gros désert montagneux et au milieu de nulle part, une ENORME ville lumière.

Nous posons le pied à 19h30 heure locale soit 4h30 du matin en France. Récupération des bagages et de la voiture de location. Direction l’hôtel et dodo direct après plus de 24 heures sans sommeil !

1ère impression à chaud : Las Vegas c’est grand, c’est lumineux, c’est bruyant, c’est chaud dehors et froid dedans!!

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jeudi, août 28 2008

J-2

ça y est, la porte des USA est bientôt à notre portée !! Après plus d'une année d'attente, le rêve américain est à portée de main. Les valises sont prêtes et attendent les heureux voyageurs. Plus que 38 heures avant le départ. L'euphorie va monter crescendo. L'impatience est déjà bien présente. Nous vous invitons à suivre cette aventure avec nous. C'est tout pour le moment ...

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